Les débuts de mon deuxième allaitement

L’allaitement est pour moi le grand chamboulement de ma maternité, la découverte d’une intimité partagée avec son bébé en constante évolution pendant toute sa durée. On m’a demandé, récemment, si je pensais que j’allaiterai toujours l’été prochain. Harry aura entre 12 et 14 mois et ça m’a paru évident ! Ce n’est pas aujourd’hui que je vais penser à quand ou comment ça s’arrêtera. Je sais, par contre, que j’adore allaiter et que pour continuer j’ai décidé de tire-allaiter en travaillant pour nourrir de mon lait mon bébé à la crèche et surtout prendre le relais directement à la source lors de chaque moment passé ensemble ! Je vous raconte nos 4 premiers mois !

J’avais déjà écrit plusieurs articles au sujet de l’allaitement pour Zoey : ma découverte, ma nouvelle vision de l’allaitement, le stress du regard extérieur, l’arrêt du tire-allaitement, le chemin vers la fin et puis l’adieu à nos tétées, qu’elle avait décidé à 14 mois au moment de son apprentissage de la marche. Sa première phase d’opposition et de quête de liberté personnelle. Sa première affirmation d’elle et notre deuxième cordon coupé. En douceur. J’en ai un souvenir doux et j’ai gardé le sentiment que c’était le bon moment. Qu’en sera-t-il avec Harry ? Comme vous l’avez compris, nous n’en sommes pas là et je vais vous raconter nos débuts dans cet allaitement. Chaque duo étant différent, un deuxième bébé vient avec des nouveautés !

A la naissance, Harry a tété au bout de quelques minutes comme un fou ! Ça paraissait si simple, il s’est relevé les lèvres pleines de lait ! Tout le contraire de Zoey qui n’avait pas voulu prendre le sein pendant 12 heures et pour qui les débuts étaient plus laborieux (avec un bout de sein les 15 premiers jours). J’ai donc été rassurée et ne me suis inquiétée de rien. J’ai suivi son rythme pour un allaitement à la demande sans jamais regarder l’heure. Pour Zoey, je notais l’heure, la durée, le côté. Là, je n’ai plus rien noté, pas une seule journée. Pour le côté, je faisais au feeling ou à la mémoire et tant pis si c’était deux fois le même. Pour la durée : à quoi ça sert de l’écrire ? Il tétait à sa faim. En ne focalisant pas sur le nombre de fois je ne me suis pas affolée ni plaint d’y passer ma journée. Il devait téter au moins 12 fois par jour et aujourd’hui 7 fois le week-end et 4 fois + 3 biberons en semaine (9 quand j’ai commencé à écrire cet article, il y a deux semaines !…). Mais à quoi ça sert de le noter ? En ne focalisant pas dessus, je me suis rendue compte que je le vivais beaucoup mieux. Pas de comparaison entre les jours où d’espérance d’évolution. C’est à son rythme et surtout à son besoin.

Je me rappelle d’être entrée dans le cabinet du pédiatre de Zoey à 6 mois qui a déclamé : « Alors, elle doit être à 4 repas par jour ? ». Elle était à 8 tétées. Puisque je les comptais. J’étais dépitée… En commençant cet article, Je pensais qu’Harry en serait au même stade à Noël, et ça ne m’impactait pas. Il sera sûrement en dessous. J’ai décidé d’allaiter et j’adore ça. Quel que soit le nombre de fois par jour. Il n’y a que la nuit où je fais une entorse et regarde l’heure pour m’en souvenir le lendemain mais on a toujours été à 1 ou 2 réveils par nuit (voire aucun lors de quelques miraculeuses nuits) et plus le premier mois évidemment, mais je ne me rappelle pas précisément du nombre.

Pour ce deuxième allaitement j’ai quand même noté des petits tips à partager !

Ne pas compter / chronométrer : on s’en fiche, ça ne sert absolument à rien !

Investir dans ce qui peut soulager avant même d’accoucher : une bonne crème de lanoline (la Lansinoh), des coquillages d’allaitement, des coussinets lavables chez les tendances d’Emma (top !), des langes, un coussin d’allaitement… Cette fois, j’ai testé les coquillages en nacre pour protéger des frottements dans les sous-vêtements, notamment lors du premier mois et j’ai trouvé cela magique ! Pourtant, j’avais beaucoup hésité à les acheter. En plus, je les ai revendus sans mal vu qu’on leur les stériliser donc c’est, pour moi, un incontournable pour éviter ou guérir les crevasses !

Le peau à peau : pour Zoey, je n’ai pas le souvenir d’en avoir fait beaucoup, là un peu plus, il faisait tellement chaud cet été quand Harry est né qu’on a dû passer des journées de canicule en sous-vêtements-couches et il a adoré ! J’ai aussi essayé le t-shirt de portage en peau à peau mais il faisait beaucoup trop chaud et il est ressorti rouge et transpirant ! Pas la bonne période, dommage ! 

Le cododo : moi qui n’avais pas aimé dormir près de Zoey qui était trop bruyante, je n’avais pas du tout pratiqué le cododo. Cette fois, une phrase m’a complément fait halluciner à la maternité « ne dormez pas avec lui ». Balancé par le duo, pourtant adorable d’infirmière et auxiliaire du soir. J’ai demandé pourquoi car le cododo est pratiqué dans d’autres cliniques nantaises. La réponse était assez vague « c’était dangereux ». Alors, certes leurs lits n’étaient pas adaptés car ils n’étaient pas barriérés mais cette phrase m’a fait l’effet l’inverse. Un grand classique de ma maternité, je déteste qu’on me dise ce que je dois faire ou surtout ne pas faire, oups… Donc, j’ai adoré dormir collé serré avec lui. J’ai lu qu’on ne pouvait pas écraser son bébé en allaitant tellement les sens étaient en alerte et je n’avais pas peur. A la maison, les premiers jours, j’ai installé une barrière de lit et je mettais mon coussin de grossesse devant pour qu’il soit lové. Et je dormais au rythme de ses réveils. C’était le bonheur ! Mais j’avoue qu’il a grandi et qu’à 3 dans un lit de taille classique, on était un peu en mode sardines. Nous avons donc emprunté un lit cododo à des amis et Harry a continué de dormir près de moi. Il se réveillait alors 2-3 fois par nuit. Début août, nous avons passé une nuit en Bretagne où il a dormi dans sa nacelle et ne s’est réveillé qu’une fois vers 5h. J’ai retenté l’expérience de la nacelle sur le lit cododo à la maison. Et magie, le réveil unique à continué dans la majorité des cas. Pour le moment, j’aime l’avoir près de moi. En travaillant, et en devant l’allaiter une fois par nuit, en moyenne, je trouve que c’est un bon compromis. Il a le sommeil paisible et non bruyant et me permet de ne pas me lever quand il a faim et de les matinées de prolonger les matinées de week-ends de mini grasses mat’. C’est tellement différent de ce que j’ai vécu avec Zoey que je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit !! Bref, j’envisage le cododo jusqu’à des nuits complètes (pour les parents) régulières. A toi de voir Harry !

Le naturebond : j’ai entendu parler de ce petit recueil lait en silicone quand j’étais enceinte. Pour Zoey, lors des tétées, je devais mettre un recueil lait rond pour ne pas être trempée mais je jetais ou gardais pour le bain les petites récoltes. Cette fois, j’ai très vite utilisé ce petit outil magique qui recueillait mon lait sans stimulation ou minime. Je récoltais au minimum 30 ml en une tétée donc si je le faisais 3 fois dans la journée j’avais déjà un biberon de 90 ml que je congelais pour avoir du stock. Le stock anti stress indispensable à la reprise du travail quand on tire-allaite ! J’ai bien fait d’investir tôt dans cet outil magique car mi août l’écoulement s’est arrêté et je n’ai pas pu continuer ce stockage sans effort !

Le tire-allaitement : c’est début septembre que j’ai pris le relais en tirant le matin, quand j’avais le temps, pour voir si j’avais envie de me relancer dans cette aventure de tire-allaitement. C’est contraignant de tirer son lait 3 fois par jour, une fois le matin et deux fois au travail et tous les matins des jours non travaillés. Mais quel bonheur d’allaiter matin et soir (et nuit !). Quel bonheur de voir son bébé retrouver le sein avec tant de facilité, quel bonheur de partager ça avec lui… Je suis comblée et avec l’expérience de Zoey, j’ai vite retrouvé mes marques. La crèche d’Harry a été extrêmement soutenante tant dans les quantités que dans les échanges. J’ai emmené mon petit bébé de 2 mois et demi qui commençait à peine à prendre le biberon (j’ai choisi de donner le biberon malgré les risques de confusion sein/tétine) et j’ai vraiment été bien accueillie et totalement mise en confiance ! Mes stocks me permettent de ne pas stresser les jours où une réunion imprévue ferait sauter un pompage et donc un biberon, la crèche est dans un échange quotidien sur les quantités bues et suit le rythme d’Harry. Moi qui m’étais dit « plus jamais », disons que je suis repartie pour une sacrée aventure de tire-allaitement ! Et je le vis super bien !

N’hésitez pas si après la lecture de cet article des questions persistaient, ce sera un plaisir d’y répondre 🙂

8 comments

  1. Docteur Mamangue says:

    Ton article me rappelle que je pourrais commencer à faire des réserves pour ma reprise. Je l’ai pourtant fait pour les premiers mais là je ne suis pas très motivée à l’idée de sortir le tire lait. Peut être que je devrais commencer par les coquilles de recueil.

    • julycocoon says:

      Oui si tu as comme moi de l’or blanc qui coule tout seul prend un naturebond c’est vraiment le truc qui te fait faire des réserves sans efforts et beaucoup efficace que des coquilles !!!! J’ai adoré !!! Car je n’avais pas envie de voir le tire-lait trop tôt non plus 😉

  2. Nanakie says:

    une expérience plus que positive ! C’est vrai que dans l’histoire de l’allaitement, c’est le TL que j’ai le moins apprécié… forcément … mais il est tellement précieux !
    Belle aventure lactée à vous 2 !

  3. Géraldine says:

    Bonsoir,
    J’aimerais allaiter le plus longtemps possible, je vais donc sûrement tirer mon lait au travail, vous conseillez tire lait manuel ou électrique ?
    Ça sera cododo ici aussi 😊

    • julycocoon says:

      Électrique je ne suis pas du tout à l’aise avec le manuels et surtout ça prend des plombes ! Par contre le naturebond est complémentaire comme je l’expliquais ! Belle aventure à toi !!!

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